“C'est un marathon, pas un sprint !”
À la mi-janvier, j'ai décidé de rendre mon site multilingue, car pour l'instant, il n'existait qu'en anglais. Après de longues recherches, j'ai enfin trouvé ce que je cherchais et j'ai traduit le site en français, en italien et en espagnol.
C'était une période passionnante ! Je gérais mes premières commandes, avec tous les problèmes logistiques que cela impliquait, et je réalisais des prototypes pour améliorer mes produits. Dès mon réveil, je passais des heures et des heures à regarder des vidéos sur le marketing, l’image de marque et les techniques de design en général.
Avant même l’heure du déjeuner, j’étais COMPLÈTEMENT SATURÉE ! Plus je regardais ce que faisaient les autres, plus j’écoutais les gourous du marketing, plus je devenais stressée !
Je rencontrais de plus en plus de problèmes avec l’application de mon site multilingue ; je devais répéter les mêmes corrections encore et encore. Pendant des semaines, je n’osais pas apporter la moindre modification au site. J’étais épuisée physiquement et psychologiquement, je ne pouvais plus dessiner, je n’en avais plus la force, je devais m’asseoir et réfléchir…
Depuis que j’étais devenue indépendante, j’avais pris d’innombrables décisions et mon cerveau tournait à plein régime !
J'ai lentement commencé à me remettre sur les rails, et mes ruminations nocturnes m'ont apporté la solution. j’ai décidé de me débarrasser de cette application. Je me suis sentie libérée après l’avoir fait!
J'ai essayé de me rappeler pourquoi j'avais décidé de me mettre à mon compte. Je voulais pouvoir prendre des décisions qui ne tombent pas du ciel et dont je comprenais les enjeux ; je ne voulais pas avoir à justifier toutes mes décisions et je voulais un travail qui me corresponde.
Mon chéri m'a rappelé à juste titre que le monde ne connaissait mon entreprise que depuis très peu de temps, et qu'il était normal que les choses avancent lentement.
Une fois que j'ai intégré cette réalité, les choses se sont beaucoup mieux passées, et j'étais plus sereine car j'avais compris que développer une entreprise prend du temps, qu'il faut construire une communauté, donner confiance aux gens, faire partie de leur quotidien. Bref, j'ai compris que ce métier était un marathon, pas un sprint !